Après les avocats, les magistrats manifesteront le 1er décembre

Dimanche 12 Novembre 2006

En cette période pré-électorale, nous ne sommes pas les seuls à contester l'action du gouvernement en matière de Justice, pour ne pas dire l'inaction dans certains domaines tel que l'AJ. Les magistrats sont également mécontents, mais pour d'autres motifs... L'Union Syndicale des Magistrats (USM), nouvellement présidée depuis son Congrès d'octobre à Caen par Bruno THOUZELLIER, appelle ainsi à une manifestation nationale Place Vendôme le 1er décembre prochain (cf. communiqué de l'USM ci-dessous).


Manifestation nationale des magistrats le 1er décembre

Après les avocats, les magistrats manifesteront le 1er décembre
Depuis des mois, la magistrature est attaquée de toutes parts. Après la mise à mort médiatique de Fabrice BURGAUD en février dernier, les fausses vérités du Ministre de l’Intérieur sur la délinquance en banlieue, le projet de mise en jeu de notre responsabilité disciplinaire à raison de nos décisions, les volte face de la place Vendôme sur les réformes, la situation n’est plus acceptable, alors même que notre budget demeure indigent et bien en retrait de ce qu’il devrait être dans une grande démocratie puisque nous sommes au 29ème rang en Europe pour les dépenses consacrées à la justice.

L’USM EXIGE LE RESPECT DE LA JUSTICE ET DES MAGISTRATS DE LA PART DES DECIDEURS PUBLICS.

Elle appelle à une MANIFESTATION NATIONALE à PARIS le VENDREDI 1er DECEMBRE 2006 à 14H00 PLACE VENDOME.

Cette manifestation sera le point de départ d’une DEMARCHE "QUALITE" consistant à appliquer strictement les textes dans l’intérêt des justiciables et conformément aux standards judiciaires européens.

La préparation de cette démarche qualité est en cours dans les juridictions. Prenez contact avec les représentants de l’USM pour vous y joindre. Nous devons toutes et tous nous mobiliser, dans chaque juridiction, pour être TRES NOMBREUX à Paris le 1er décembre..

L’essence même de nos fonctions est en jeu. C’est maintenant qu’il faut agir fermement. Demain il sera trop tard.


Loïc Dusseau