Il est vrai que la seconde fraction de « l’aide » a l’air de prime abord plus sérieuse, puisque qu’elle repose sur le coût de l’adaptation de son exercice professionnel par l’avocat. De par la généralité des termes du décret, on peut ainsi qu’elle comprend toutes les formes de modifications envisageables (réduction de la taille du cabinet, déménagement, intégration ou fusion avec un autre cabinet,…).
En outre, les demandes doivent être adressées au Garde des sceaux entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2010.
Mais d’une part les deux fractions de l’aide ne semblent pas être cumulatives, puisque le texte prévoit que la deuxième fraction ne sera pas attribuée si le montant est inférieur ou égal à la celui de la première. Or, une aide a l’investissement ne compensera pas nécessairement la perte d’un investissement.
Ensuite et surtout, il ne faut malheureusement pas se rassurer trop vite. Car reste évidemment à savoir - puisque le texte ne le dit pas - dans quelles mesures, selon quels critères et pour quels montants ces demandes seront en tout ou partie accueillies … ou rejetées.
Mais de qui se moque-t'on ?!
Camille MAURY
1ère Vice-présidente de la FNUJA