Selon l’article L. 422-1 du Code de la propriété intellectuelle : « Le conseil en propriété industrielle a pour profession d'offrir, à titre habituel et rémunéré, ses services au public pour conseiller, assister ou représenter les tiers en vue de l'obtention, du maintien, de l'exploitation ou de la défense des droits de propriété industrielle, droits annexes et droits portant sur toutes questions connexes.
Les services visés à l'alinéa précédent incluent les consultations juridiques et la rédaction d'actes sous seing privé. »
Voici donc un professionnel chargé de missions de conseil, d’assistance, notamment en matière de contentieux devant les offices d’enregistrement, et de rédaction d’actes juridiques. Il y a donc une très grande proximité de nature avec la profession d’avocats.
Mais il faut l’avouer, tant chez les avocats – notamment les spécialistes en propriété intellectuelle - que chez les CPI, le projet d’unification ne fait pas l’unanimité.
Certains de nos confrères ont relevé que cette unification n’existe dans aucun pays européen, qu’elle ne rendra pas les praticiens français de la propriété intellectuelle plus attractifs notamment sur le marché du brevet européen, et que les entreprises françaises ont exprimé leur hostilité par la voie du MEDEF et de la CGPME. Enfin, la fusion ne pourra pas aboutir à un monopole des avocats sur le dépôt de brevets européens du fait de l’existence des « mandataires agréés » auprès de l’Office européen des Brevets (OEB).
Quelques uns y ont même vu le souhait non avoué de cabinets CPI brevets de chercher de la sorte à compenser la perte de chiffre d’affaires à laquelle ils vont avoir à faire face avec l’entrée en vigueur au 1er mai 2008 du Protocole de Londres qui supprime en partie l’obligation de traduction dans le cadre de la procédure de délivrance des brevets européens.