FNUJA

Discours d'Aminata NIAKATE, Nouvelle Présidente de la FNUJA

Dimanche 1 Juillet 2018

Discours prononcé à l'issue de l'Assemblée Générale du 75ème Congrès de la FNUJA, à Bayonne, le 12 mai 2018


 
Mes Chers Amis,  
Chers toutes et tous,
 
Je suis particulièrement émue d’être ici à Bayonne, à l’occasion de ce si beau congrès, organisé d’une main de maître par une UJA dynamique qui a un sens de l’organisation tellement aiguisé que ç’en est presque effrayant !
 
Même la météo était parfaitement réglée. Pas besoin de soleil pour des halles de Bayonne privatisées ou pour l’ouverture solennelle… Il était de mise pour l’apéro sur rooftop surplombant la mer et la soirée mémorable des arènes, de la pluie à nouveau pour l’Assemblée Générale afin de s’assurer de la présence effective de chacun des congressistes.
 
Bref, vous avez un sens du détail absolument terrifiant !
 
J’ai passé une soirée vraiment mémorable hier soir dans les arènes de Bayonne.
 
J’ai mes tresses qui sentent encore le feu de bois et je n’arrête pas de les renifler d’ailleurs depuis ce matin en souvenir de cette incroyable soirée. Et j’ai hâte des festivités de ce soir…
 
Je voudrais remercier toute l’équipe de l’UJA de Bayonne pour son fabuleux sens de l’hospitalité : Hélène Maya, Magali Etchegaray, Aurélie Bellegarde, Nicolas Michelot, Yasmina Claudio, Philippe Saladin, Maialen Cazeau, Elodie Mauriac-Lapalisse… !
Merci pour ce moment ! Je vous retourne la dédicace du foulard rouge que vous m’avez offert.
Je pense qu’on peut les applaudir chaleureusement.
 
Je vous le disais déjà l’an dernier, Bayonne est LA ville de mon tout premier comité FNUJA.
 
C’est donc toi, UJA de Bayonne, qui déjà en 2010, a la première nourri mon engagement à la fédé, en me donnant envie de revenir.
 
Bayonne, cette ville Nunquam polluta (jamais souillée) est définitivement un marqueur fort et structurant de mon engagement syndical.
 
J’étais à mille lieux d’imaginer lorsque je t’ai rencontrée pour la première fois que je me retrouverais à nouveau devant toi, 8 années plus tard pour prononcer ce discours de candidature à la Présidence de la FNUJA, aboutissement de cet engagement.
 
Alors que ce jour représente le début de la fin de mon aventure fnujesque, j’ai le sentiment d’un retour au commencement, d’un retour aux sources, car c’est ici qu’est née la militante FNUJA que je suis et c’est ici que naitra, si vous m’en faites l’honneur, la prochaine présidente de la FNUJA.
 
Ce sentiment de retour au commencement est aussi nourri par ce qui fait la force de la fédé : son perpétuel renouvèlement.
 
Ce renouvèlement qui permet une forte respiration démocratique mais aussi son éternelle fraicheur, dans les idées et les propositions qu’elle formule.
 
C’est sans doute aussi pour cela que la FNUJA est encore et toujours le premier syndicat d’avocats en France.
 
Les mandats sont courts (une année) et cela nous pousse sans cesse à être imaginatifs, innovants, à tout donner pendant un an.
 
Cela exige aussi de nous d’être dans la continuité des projets initiés par nos prédécesseurs, nous avons pu le voir avec l’aboutissement de l’enquête sur les discriminations dans la profession lancée il y a trois ans déjà, sous la présidence d’Anne-Lise Lebreton pour la FNUJA et de Valence Borgia pour l’UJA de Paris.
 
Cela exige aussi que nous soyons toujours dans la transmission aux générations de jeunes avocats qui se succèderont à la FNUJA.
 
Et c’est d’abord à tout cela que je voudrais m’engager auprès de vous.
 
Ensuite, je voudrais vous dire que mon programme, celui que je vous propose, en vérité c’est vous et vous seul qui me le proposerez.
 
C’est vous, les UJA, qui l’écrivez, à travers les motions engagées que vous prenez en congrès ou en comités.
 
Le Bureau et la présidente que je souhaite incarner ne seront qu’un exécutif au service des UJA, de chacune des UJA, en toute humilité.
 
Je m’engage, si vous m’accordez vos suffrages, à être l’écoute de chacune d’entre elles et m’efforcerai, avec mon bureau, à répondre à la moindre de vos sollicitations.
 
S’il faut que nous nous déplacions pour dynamiser une UJA, en organisant une caravane, nous serons là.
 
S’il faut manifester devant un lieu de Justice dont la tendance est à l’inaccessibilité tant aux avocats qu’aux justiciables, nous nous déplacerons.
 
S’il faut prendre une motion en soutien à une UJA en difficulté face à son Bâtonnier, nous répondrons présents.
 
Alors, n’hésitez jamais à me solliciter. J’ambitionne d’être, avec mon bureau, la plus accessible et la plus bienveillante possible.
 
Souvent, le bureau donne l’impulsion de l’action de notre syndicat. Bien sûr, l’actualité et les réformes annoncées rythment également l’activité de notre syndicat et nous tâcherons de rester réactifs.
 
Mais je souhaiterais que vous, les UJA, vous sentiez libre de nous alerter de toute problématique qui vous préoccuperait et nécessiterait une intervention de la FNUJA et que vous vous sentiez libre de nous adresser toute suggestion que vous estimeriez utile, pertinente, ou pas d’ailleurs.
 
Je suis intimement persuadée que les idées de génies sont souvent des idées décalées, saugrenues et qui n’emportent pas nécessairement l’adhésion générale au départ.
 
Je sais la richesse et l’imagination de nos UJA. Les jeunes avocats ne manquent pas de ressources, ils sont audacieux, entreprenants, solidaires et attachés à la défense des droits et libertés fondamentales.
 
Et le bureau aura besoin de cette ressource pour servir au mieux les jeunes avocats et servir au mieux la profession toute entière et le service public de la justice.
 
Et quand je vois le sens des motions adoptées aujourd’hui, force est de constater que vous incarnez formidablement la boussole de notre belle fédération.
 
L’Humanité, thème du congrès ayant gouverné nos travaux, est un enjeu majeur pour notre profession et pour notre société, à l’heure, où le numérique prend beaucoup de place, ce qui est souvent heureux car nous devons aller plus loin dans notre évolution numérique, mais pas n’importe comment, pas à n’importe quel prix.
 
Rappeler ce terme de notre serment qui entre résonance avec les grandes problématiques de notre profession, me paraît fondamental.
 
En particulier à l’heure où les libertés fondamentales sont sacrifiées sur l’autel de l’utopique « tout sécuritaire », y compris dans les lieux de justice, où les femmes et les hommes, présumés innocents, sont jugés dans des cages tels des animaux ;
 
A l’heure où les inégalités au sein de la profession sont tellement criantes qu’elles ne peuvent plus être niées,  à l’heure où les lieux de justices et les juges s’éloignent de plus en plus du justiciable et des avocats, les juges nous donnent malheureusement l’impression que notre vue leur est insupportable, qu’ils ne souffrent plus de nous voir.

Nous avons le sentiment qu’échanger avec nous leur inspire la plus grande lassitude, alors même que nous facilitons l’accomplissement de leur mission en transposant en droit et en rendant plus lisibles les demandes, souvent légitimes, de nos clients.

Ils se cloitrent dans la tour d’ivoire des étages des juridictions qui se créent, se déconnectant ainsi des justiciables et des avocats.
 
C’est une très fâcheuse tendance contre laquelle nous devons continuer de combattre. C’est un service à rendre non seulement à la profession mais à la société toute entière.
 
L’année dernière, je vous ai beaucoup parlé de moi.

C’est de vous, de nous, les avocats, dont j’aimerai parler aujourd’hui.
 
J’ai toujours été persuadée que les avocats avaient une partition à jouer dans la société. Et nous, les jeunes avocats, sommes particulièrement attachés à ce rôle et incarnons souvent la défense des libertés. Les motions que vous avez adoptées ce matin relatives aux avocats en danger dans le monde et sur la déshumanisation de la justice pénale en sont une belle illustration.
 
Nous n’hésitons pas à user de notre liberté de parole pour dénoncer la moindre des atteintes aux libertés et droits fondamentaux. Et je sais que nous continuerons à le faire à chaque fois que cela sera nécessaire.
 
 
Jamais à la FNUJA nous n’avons eu peur de bouger les lignes, de casser les codes, de secouer le monde établi tout en restant constructifs. C’est la force de notre jeunesse, celle qui nous rend audacieux et intransigeants avec nos valeurs et nos principes.
 
C’est ce qui depuis toujours suscite l’adhésion du plus grands nombre des avocats lors des élections au Conseil National des Barreaux. C’est l’occasion pour moi d’adresser de premiers remerciements à Catheline Modat et à Jean Bastiste Blanc pour avoir dirigé la dernière campagne des élections au CNB ainsi que nous nos élus pour la très belle campagne qu’ils ont conduite et le travail qu’ils continuent d’accomplir au quotidien au CNB : Matthieu Dulucq, Sandrine Vara, Thomas Charat, Anne-Lise Lebreton, Anne Krummel, Vincent Penard, Delphine Binet, Arnaud Adélise, Marie-Hélène Fabiani, Jean-Laurent Bourel, Stéphane Lallement, Camille Maury, Richard Sédillot. Merci infiniment. Je ne saurais oublier notre Présidente, Alexandra Boisramé, sans laquelle le succès que nous avons connu n’aurait pas été possible. Pour la première fois de notre histoire nous présidons 4 commissions : les commissions Collaboration, Droit et Entreprise, Egalité et Numérique.

Laetitia Marchand, Présidente de l’UJA de Paris, a également largement contribué à ce beau succès. Merci de m’avoir fait confiance pour conduire la liste UJA de Paris au CNB.
 
Nous, les jeunes avocats, œuvrons à protéger le service public de la justice, à la rendre plus accessibles aux justiciables, notamment en nous battant bec et ongle pour que le budget de la justice reste digne de ce nom.
 
Je sais qu’un débat va prochainement avoir lieu sur l’extension des protocoles 91 et avec mon bureau, nous veillerons à ce que les propositions qui seront faites ne soient pas le faux-nez de structures dédiées ayant pour seule ambition de rogner le budget de la justice et de réduire à peau de chagrin les indemnités d’ores et déjà médiocres des missions d’aide juridictionnelle accomplies sans jamais rechigner par les avocats.
 
Nous veillons également à préserver autant que faire se peut l’accessibilité de la Justice en nous mobilisant contre la suppression des juridictions, des tribunaux d’instance et des cours d’appel, qui éloigne territorialement le justiciable de son juge.
 
Nous serons extrêmement attentifs aux propositions de la Chancellerie quant à la spécialisation de juridictions et nous nous y opposerons fermement si les propositions qui sont faites ont vocation à vider de leur substance contentieuse les juridictions, pour mieux pouvoir les fermer dans un second temps, quand à force de spécialisation certaines juridictions n’auront plus d’activité.
 
Nous refuserons le sacrifice du service public de la justice sur l’autel de considérations purement budgétaires.
 
Jeudi, le Directeur des affaires civiles et du sceau Thomas Andrieu s’est voulu rassurant, à l’écoute, constructif. Il s’est dit prêt à échanger avec nous et à débattre des dispositions du Projet de Loi de programmation pour la Justice et des décrets à paraître, ainsi que de la spécialisation des juridictions.
 
Nous en prenons bonne note mais sans aucune naïveté, soyez-en assurés.
 
Nous sommes aussi à la FNUJA, ouverts d’esprit, ouverts aux autres, ouverts sur le monde, l’une de nos plus grandes richesses selon moi.
 
A l’international, nous travaillons régulièrement avec nos partenaires de la Fédération africaine des associations et unions de jeunes avocats.
 
Nous avons activement participé aux derniers états généraux du jeune avocat francophone qui se sont tenus à Yaoundé en avril dernier.
 
Nous avons ainsi pu échanger avec de nombreux confrères du monde entier de nos difficultés d’exercice.
 
Nos confrères du Rwanda ont ainsi pu nous expliquer à quel point ils étaient en pointe sur le numérique. Nous avons d’ailleurs beaucoup à apprendre d’eux.
D’autres confrères de RDC ont quant à eux pu nous expliquer comment le stage, qui existe encore dans ce pays, peut durer jusqu’à 8 années pour certains confrères, stage dont la validation est soumise au bon vouloir du maître de stage, qui n’estime pas toujours indispensable de rémunérer son avocat stagiaire et va même parfois jusqu’à exiger une rémunération pour accorder le graal de la validation du stage.
 
La FNUJA, solidaire de nos amis n’a pas hésité à formuler des recommandations pour que ces situations intolérables cessent. Rendez-vous a été pris avec les Barreaux et les Bâtonniers de la CIB pour adopter, en décembre à Lausanne, de fermes résolutions en la matière.
La FNUJA ne manquera ce rendez-vous.
 
Notre syndicat est aussi à l’écoute des besoins des confrères. Avec nos caravanes, nous les accompagnons et donnons l’impulsion pour que la profession d’avocat soit entreprenante, formée aux modes alternatifs de règlements des conflits et réussisse sa révolution numérique sous peine d’uberisation imminente.
 
Demain, je vous propose de poursuivre cette mission de formation et d’aller plus loin, à la suite de l’enquête que la FNUJA a initié en partenariat avec le Défenseur des droits sur les conditions de travail et expériences de discriminations dans la profession.
 
Nous venons d’exhorter nos institutions à sensibiliser et former les confrères à l’égalité et à la lutte contre les discriminations. Je sais que nous avons ici à la fédé les ressources pour le faire aussi. Je vous propose ainsi de mettre en place une nouvelle caravane : celle de l’égalité.
 
Bien que jeunes, la solidarité intergénérationnelle a un sens pour nous, et nous veillons toujours à la préserver. Nos élus délégués à la CNBF sont en première ligne à cet égard dans des conditions difficiles. C’est la raison pour laquelle j’aimerais remercier nos délégués à la CNBF en constante mobilisation pour que la direction de la Caisse agisse en responsabilité, et cesse de prendre à la légère et sans évaluation des décisions qui engage l’avenir de la profession, qu’il s’agisse de notre retraite ou de la prévoyance des avocats. Merci pour le travail que vous faites Jean-Raphael Fernandez, Ange-Aurore Hugon-Vives, Sonia Ouled Cheikh, David Tramier, Emmanuel Voisin-Moncho, Lucie Teynie, Olivier Charles, Jean-Baptiste Gavignet, Camille Maury, Frédéric Mansat-Jaffre, Aurélien Ascher, Philippe Axelroude, Morgane Boucher, Laurence Boyer, Emilie Chandler, Emmanuelle Clement, Marion Couffignal, Loic Dusseau, Richard Garutti, Olivier Guilbaud, Nicolas Guerrero, Leila Hamzaoui, Catheline Modat, Frank Peterson, Christophe Thevenet.
 
Je prends bonne note de la feuille de route adoptée tout à l’heure en la matière.
 
Je vous l’ai dit, toutes les motions de la FNUJA constitueront ma feuille de route. Soyez en assurés.
 
Je souhaiterais maintenant avoir quelques mots pour ceux qui m’accompagnent et m'ont stimulée tout au long de mon parcours syndical.
 
Stéphane Lallement, je peux toujours compter sur son ton soutien et ta disponibilité. T’appeler à tout moment, pour n’importe quelle raison. C’est infiniment précieux.
 
Valentine Coudert, Alexandra Perquin, mes acolytes depuis toujours, sur tous les plans. Des amies, toujours à mes côtés. Vous savez tout le bien que je pense de vous.
 
Xavier-Jean Keita, je suis très heureuse de te voir ici, tu as fait le déplacement depuis La Haye, tu as toujours incarné pour moi une sorte de parrain, tu es une sorte d’oncle excentrique mais néanmoins doté d’une certaine sagesse.
Je me souviens qu’un soir, à Yaoundé (je te croise plus souvent en Afrique qu’en France !) il y a un peu moins de deux ans, tu m’as dit quelque chose qui m’a profondément marqué. Tu m’as dit : « Ma nièce, toi et moi nous portons quelque chose de noir et d’absolument magnifique, et cette chose : C'est la robe. »
 
C’est terriblement vrai. Toi et moi, les jeunes avocats, les avocats, sommes avant tout, noirs de cette sublime robe d’avocat. Aucune autre couleur ne compte que celle de cette robe qui symbolise le mieux l’égalité au sein de la profession.
 
Je voudrais remercier Marie-Aimée Peyron, Madame le Bâtonnier, ma Bâtonnière, pour son soutien indéfectible, et ses conseils toujours avisés. Tu as un emploi du temps surchargé et tu réponds toujours présente pour moi, quitte à faire deux fois l’aller-retour Paris-Bayonne. Je me souviens que cela avait déjà été le cas l’an dernier à Bastia. Sache Marie-Aimée que cela me touche énormément.
 
Matthieu Dulucq, merci d’être là, j’aime beaucoup nos conversations. Elles m’apaisent, m’encouragent, me tirent vers le haut. Merci d’avoir veillé à ce que je ne me couche pas trop tard hier soir. Merci de constamment veiller sur moi et à mon épanouissement au sein de la fédé.
 
Merci à toutes les belles mères pour vos messages d’encouragements, que je reçois en nombre depuis quelques jours. Anne Cadiot, Janine Bariani, Stéphane Dhonte, Yannick Sala, Roland Rodriguez, Olivier Bureth, Romain Carayol, Anne-Lise Lebreton, Yannick Sala, Emilie Chandler. Merci à tous.
 
Je voudrais avoir un mot plus particulier pour mon UJA, l’UJA de Paris.
 
Merci à mes belles mères parisiennes aussi, Olivier Bernheim, Olivier Guilbaud et Loïc Dusseau, Bruno Marguet, Yannick Sala, Romain Carayol et Massimo Bucalossi, Leila Hamzaoui, Valentine Courdert, Alexandra Perquin qui m’a la première envoyée au Bureau de la FNUJA et Dominique Piau qui m’a le premier confié une présidence de commission, Valence Borgia qui a suscité ma vocation à l’UJA de Paris.
 
Laetitia Marchand, Sophie Andrieu, Frédéric Perrin, Marion Couffignal (presque tout le bureau de l’UJA de Paris !), Thomas Charat (mon premier vice-président parisien), Leila Hamzaoui, Catheline Modat, Damien Stalder, Boris Rosenthal, Anne-Lise Lebreton, Julie Bariani, Jade Sarraj, Etienne Jaboeuf, Valentine Coudert, Alexandra Perquin, Déborah Dayan, Céline Boyard, Simon Dubois. Lucille aussi..., Je suis très heureuse de votre présence à mes côtés. Elle fait chaud au cœur.
 
Laetitia Marchand, tu as un don prodigieux pour m’énerver. Je crois intimement que tu y prends un malin plaisir. Et vraiment cela relève de l’exploit car c’est rare (en temps normal) de parvenir à me faire sortir de mes gonds.
 
Malgré ce terrible défaut, dont je désespère de te défaire, tu es quelqu’un qui s’investit totalement, corps et âme. Tu as à cœur de bien faire, d’être à la hauteur.
Et si on s’engueule souvent, en vérité, c’est qu’on se dispute comme des sœurs.
 
Frédéric Perrin, tu seras vraisemblablement Président de l’UJA de Paris en même temps que moi, si nous sommes élus.
Tu étais quasiment le 7ème membre de mon bureau lorsque je présidais l’UJA de Paris.
J’espère que nous retrouverons cette formidable entente cette année.
Je sais déjà que ta présidence sera pleine d’audace, la candidature aventureuse de l’Uja de Paris à l’organisation du congrès 2019 de la FNUJA en atteste déjà, surtout quand on sait quel gouffre financier cela a pu être dans le passé. Il faut savoir que l’UJA de Paris met généralement 10 à 15 ans à se remettre financièrement d’un congrès de la FNUJA.
Je ne doute pas que l’UJA de Paris nous réservera un superbe accueil, d’autant plus que la barre est très haute avec ce très beau congrès de Bayonne.
 
Sophie Andrieu, je te l’ai dit, tu es pour moi la révélation de l’année à l’UJA. Extrêmement disponible et engagée, tu es infiniment précieuse. A chaque fois que tu prends la parole, je suis bluffée par ta sagesse et ta bienveillance.
 
Marion Couffignal, avec Frédéric Perrin, vous nous bousculez et secouez pour que nous restions modernes, avant-gardistes. Je sais que tu auras à cœur, avec Fred, d’élever notre profession. J’espère que toute la FNUJA pourra compter sur les enrichissantes contributions dont je te sais capables.
 
C’est peut-être un peu tôt mais j’ai envie adresser un mot à tous les membres du bureau.
 
Boris Rosenthal, tu as une énergie tellement débordante qu’elle nous noie !
Tu es ce mec qui a un don, et qui ignore encore l’étendue de ses possibilités. À l’image de ta voix de baryton et de ce coffre immense. J’espère te voir chanter à la Revue un jour et j’ai hâte de te voir grandir syndicalement
 
Simon Warynski, tu es celui qui prend un nombre inimaginable d’engagements différents, et qui tient chacun d’entre eux : ta famille, ton cabinet, la station de radio que tu diriges, la fédé. Tu réussis tout. C’est absolument insupportable ! En réalité, on a une incroyable chance d’avoir un surhomme au bureau.
 
Caroline Herry, on peut toujours compter sur toi. Même au bord de l’épuisement, malade, tu le prouve encore aujourd’hui, tu réponds toujours présente, et avec bonne humeur toujours. Merci pour tout le travail que tu accomplis. C’est aussi une chance pour la fédé que tu sois là.
 
Damien Stalder, tu es le bout-en-train du bureau. Tu as une qualité que j’estime beaucoup tu t’intègres facilement partout avec tout le monde, dans tous les groupes. Tu présentes ton ami « Jean le Jambon » à la terre entière sans te poser de questions. Je t’envie. J’aimerais savoir le faire aussi facilement.
Si les relations Paris-Province sont au beau fixe, ce qui est fondamental à la FNUJA. Tu y es certainement pour beaucoup. Quand tu crois en quelque chose, en une idée, tu la défends farouchement et tu n’en démords pas. Tu ne te laisse pas intimider par la pression de la majorité. Et pour moi qui fréquente souvent des groupes minoritaires sache que c’est une qualité que j’admire énormément.
 
Sandrine Vara, quand on ne te connaît pas bien, on n'ose pas trop venir te voir. On n'ose pas trop venir te voir car tu es intimidante. On se sent tout petit à côté de toi et pas seulement parce que tu es grande de taille. Mais aussi parce que tu es grande de ton engagement qui est entier. Quand tu t’engages, tu t’impliques à fond, de toute ton énergie. De tout ton cœur. Qui est grand aussi. On le voit au bureau. On le voit au CNB. C’est extrêmement stimulant. Merci Sandrine car tu nous tires vers haut. Sachez que quand on apprend à la connaître elle est très sympa, et très joyeuse.
 
Catheline Modat, le premier mot qui me vient à l’esprit est impressionnante. Tu as une capacité de travail hors normes. Tu as dirigé d’une main de maître la campagne CNB à Paris. Tu as dirigé en un temps record la rédaction du guide de l’installation avec la commission Installation et Association de la fédé. Tu nous représente efficacement à la CNBF. Tu as une connaissance des sujets de la profession et des organismes techniques qui est une mine d’or pour la fédé. La technicité d’un sujet ne te fait jamais peur. On peut toujours compter sur toi. Tu n’as pas idée d’à quel point ta présence au bureau est essentielle.
 
Jean Baptiste Blanc, en apparence, je suis l’inverse de toi.

Mais quand on regarde vraiment, toi et moi nous nous ressemblons beaucoup.
Malgré tes blagues un peu douteuses parfois.
Il faut savoir que Jean-Baptiste m’appelles affectueusement « Amin Dada », du nom de l’illustre dictateur ougandais, autoproclamé Roi d’Écosse.
Je sais que nous nous apprécions et nous respectons.
Nous sommes bienveillants et partageons la même envie de porter haut et fort les valeurs de notre fédération.
Tu n’hésites pas à braver la plus grande de tes peurs pour me laisser oser vous proposer des choses qui me ressemblent.
C’est extrêmement généreux de ta part.
Sache que c’est l’une de tes qualités que j’ai remarquées, en passant outre ton humour corrosif.
Je t’en remercie infiniment.
Je me réjouis de la perspective de cette année avec toi.
Je sais que je pourrai également compter sur toi.
 
 
Et enfin,
 
Ma chère Alexandra Boisramé, parmi toutes tes réalisations cette année, ta plus belle réussite,
ce n’est pas le lancement de la caravane du numérique,
ce n’est pas le très beau succès de la campagne des élections CNB,
ni notre forte mobilisation sur les chantiers de la justice, contre la PJL Justice,
ni l’organisation de la très belle manifestation du 11 avril,
ou la sortie du rapport du Défenseur des droits-FNUJA,
ni même le guide de l’installation et de l'association,
la réalisation dont tu peut être la plus fière c’est d’avoir réussi, au cours de ton mandat, à créer une unité et une cohésion forte au sein du bureau et de la FNUJA.
Cette belle énergie d’équipe, l’amitié qui nous lie toutes et tous a été un moteur galvanisant toute l’année…
 
Je trinquerai avec une immense nostalgie ce soir avec toi, en l’honneur de toutes les réalisations de ce mandat qui fut beau pour moi, qui fut très beau tout court et qui fut trop court.
 
Je ne suis pas très expressive, c’est mon côté « anglais » mais ça me fait vraiment quelque chose de voir arriver la fin de ce mandat.
 
J’espère être à la hauteur de ma brillante prédécesseure.
 
J’espère que nous formerons toutes et tous cette année, et les années suivantes d’ailleurs, une équipe soudée, avant-gardiste, audacieuse, conquérante et solidaire, qui n’a pas peur de l’avenir.
 
Avant de vous laisser vous rendre aux urnes, je dois vous avouer une dernière chose pour que vous exprimiez vos suffrages de manière parfaitement éclairés.
 
Vous l’avez peut-être déjà remarqué. Mais voilà, j’ai une fâcheuse tendance à me laisser déborder par la montre. Je suis célèbre pour être souvent en retard...

Je ne sais pas si je suis en capacité de vous faire une promesse de porte fort mais je vous promets de ne jamais utiliser ensemble les mots « heure » et « pétante » dans la moindre de mes convocations.
 
Si ma gestion du temps est compliquée, je vous promets de faire des efforts et vous garantis que je ne manque jamais de rendez-vous.

Je ne manquerai pas ceux pris avec vous.
 
Je ne sais pas si ce que je ferai sera bien, sera à la hauteur de vos légitimes attentes mais je ferai au mieux de mes capacités.
 
J’espère être digne de votre confiance. Et je mesure à quel point c’est une grande responsabilité.
 
C’est avec une grande humilité que je me présente à vos suffrages.
 
Et enfin, je souhaite que nous soyeux, avant tout, heureux de nous retrouver tous les premiers samedis du mois.
 
Je suis très impatiente de ces retrouvailles dont j’ai déjà la nostalgie car je sais que cette année passera à toute vitesse.
 
Alors à très vite les amis !
 

Aminata Niakate