Par ailleurs, concernant les collaboratrices libérales, le C.N.B. a porté de 12 à 16 semaines la durée du congé maternité, revendication que la F.N.U.J.A. portait également depuis plusieurs années et dont le principe avait déjà été adopté par les barreaux de PARIS et GRENOBLE.
Le nouveau libellé de la disposition de l'article 14.3 du R.I.N. sur ce point est le suivant :
"Maternité
La collaboratrice libérale enceinte est en droit de suspendre sa collaboration pendant au moins seize semaines à l'occasion de l'accouchement, réparties selon son choix avant et après accouchement avec un minimum de six semaines après l'accouchement.
La collaboratrice libérale reçoit pendant la période de suspension de seize semaines sa rétrocession d'honoraires habituelle, sous la seule déduction des indemnités versées dans le cadre des régimes de prévoyance collective du barreau ou individuelle obligatoire."
Il a été précisé que cette nouvelle durée du congé maternité s'appliquera à tous les contrats de collaboration libérale en cours, à condition que le congé maternité n'ait pas débuté à la date de publication de la décision au Journal Officiel.
Bien sûr des dispositions locales plus favorables à la collaboratrice sont, comme toujours, possibles.
Enfin, il convient de relever que la F.N.U.J.A., et désormais à sa suite le C.N.B., ont montré une particulière actualité en soutenant ces nouvelles règles, dont l'adoption correspond d'une part à la mise en oeuvre de la Directive européenne 2010/41/UE concernant l'application du principe de l'égalité de traitement entre hommes et femmes exerçant une activité indépendante et d'autre part, coïncide avec les discussions en cours sur l'adoption d'une nouvelle directive tendant au renforcement des droits en matière de maternité et de paternité.
Merci à tous ceux qui se sont investis depuis des années dans ce dossier.