Connectez-vous S'inscrire





 
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte


Corse 2009 : Motion relative à la Procédure pénale





Corse 2009 : Motion relative à la Procédure pénale
La FNUJA réunie en congrès en CORSE du 20 au 24 mai 2009,

Se félicite de la mise en place du Comité LEGER et de la volonté affichée de refonte de notre procédure pénale dans son ensemble.

Rappelle que la FNUJA a toujours appelé de ses vœux des Etats Généraux de la procédure pénale et qu’elle s’est prononcée le 21 mars 2009 à Strasbourg pour l’instauration d’un équilibre véritable et
effectif de la procédure pénale, garante des libertés individuelles.

Déplore qu’en l’état des conclusions du rapport d’étape, les membres de cette commission n’aient pas jugé utile de procéder à l’audition des représentants de la profession.

En l’état, la FNUJA est favorable à la mise en place d’un juge de l’enquête et des libertés à condition et uniquement si :

- Le statut du ministère public fait l’objet d’une modification afin de lui assurer une véritable liberté de conscience

- Le pouvoir de nomination des procureurs et procureurs généraux est transféré au nouveau CSM

- Les fonctions du siège et du parquet sont strictement séparées

- Le juge de l’enquête et des libertés est doté de pouvoir de contrôle et de sanction effectifs lui conférant le rôle d’arbitre véritable entre l’accusation et la défense

- L’avocat assiste et conseille toute personne poursuivie dès la première heure de son placement en garde à vue ou, plus généralement, de toutes mesures de privation de liberté, et accède immédiatement à tous les éléments de l’enquête

- La police judiciaire est rattachée aux juridictions

- L’ensemble des procédures pénales est unifié mettant ainsi fin à tout régime d’exception telle que la proposition de la retenue judiciaire

- La décision portant sur un éventuel placement en détention provisoire est adoptée en audience publique et collégiale

- Un véritable régime de droit de la défense des victimes est instauré

- Une réforme de l’aide juridictionnelle est engagée afin d’assurer l’égalité des justiciables devant la justice pénale

La FNUJA rappelle qu’elle est fondamentalement attachée à une réforme globale qui adopte une véritable procédure contradictoire à armes égales entre les parties tant dans la phase d’enquête que de jugement.

A ce titre, la FNUJA préconise que la phase de jugement soit réformée de la manière suivante :

- Suppression de l’instruction du dossier à l’audience par le juge du siège au profit des parties

- Réparation de l’ « erreur du menuisier » qui fait que, dans la salle d’audience, le ministère public se trouve au même niveau que les magistrats du siège

- Limitation de la procédure de comparution immédiate aux seules procédures réellement urgentes et évidentes

- Motivation à peine de nullité de l’ensemble des décisions

- Fixation du point de départ du délai d’appel à compter de la notification du jugement par le greffe

Exige que dans le cadre d’une réforme globale de notre procédure pénale, ces principes soient respectés dans leur ensemble.


fnuja_motion_penal_2009__adoptee_.pdf FNUJA Motion Pénal 2009 _adoptée_.pdf  (45.54 Ko)



Nouveau commentaire :

Ne seront validés que les commentaires adressés par les visiteurs acceptant de dévoiler leur identité.
Dans la même rubrique :

« »













LIBRE PROPOS SUR LA DECISION «GARDE A VUE»

Par Vincent Pénard, Avocat à la Cour d'Appel d'Aix en Provence, Docteur en Droit Membre du Bureau de l’UJA d’Aix en Provence

Selon décision n° 2010-14/22 QPC du 30 juillet 2010, le Conseil Constitutionnel s’est prononcé sur la conformité à la constitution des articles 62, 63, 63-1, 63-4, 77 et 706-73 du Code de Procédure Pénale.

Cette décision, très attendue par le monde judiciaire, permet au Juge Constitutionnel de déclarer contraires à la constitution les articles 62, 63, 63-1 et 77 du Code de Procédure Pénale et les alinéas 1er à 6 de son article 63-4.

En revanche, le Conseil reporte la prise d’effet de cette déclaration d’inconstitutionnalité au 1er juillet 2011.


Vincent PENARD
04/08/2010